Cette règle de conception ancestrale est le secret pour obtenir des bordures de jardin parfaitement équilibrées – et elle fonctionne à merveille dans les jardins modernes.

Le nombre d’or se cache à la vue de tous dans la nature et l’art, guidant le regard vers une harmonie naturelle. Ces principes ont guidé les artistes et les architectes pendant des siècles, du Parthénon aux chefs-d’œuvre de Léonard de Vinci. Quelle que soit la taille de votre jardin, ces proportions divines s’adaptent étonnamment bien aux schémas de plantation modernes.

Utilisé à bon escient, le nombre d’or embellit même les espaces les plus simples, les transformant en quelque chose d’instinctivement agréable et équilibré. Considérez-le comme l’une des règles d’or du jardinage, en fait : il ajoute une touche subtile à tous les types d’espaces, des vastes parterres ruraux aux cours urbaines exiguës. Les nouvelles plates-bandes auront l’air bien établies beaucoup plus rapidement, tandis que les parcelles matures seront instantanément rafraîchies.

La même proportion divine qui rend une peinture harmonieuse peut transformer une plate-bande en désordre en quelque chose d’agréable sans effort. Une fois que vous l’avez remarqué en action, la différence est flagrante, et les espaces s’harmonisent au lieu de se disputer l’attention. Alors pourquoi ne pas utiliser le nombre d’or pour éliminer les conjectures dans la conception de votre jardin ? Voici comment fonctionne le nombre d’or et comment l’utiliser à votre avantage.

Le facteur Mona Lisa

Certaines bordures attirent le regard de manière fluide d’une plante à l’autre. D’autres peuvent sembler encombrées ou étrangement vides, malgré la présence de plantes similaires. La différence réside souvent dans les proportions sous-jacentes qui font écho aux motifs que l’on retrouve partout dans la nature.

Les feuilles, les pétales et les ramifications suivent souvent la suite de Fibonacci, une série de nombres où chaque nombre est la somme des deux précédents. Nous ne remarquons généralement pas ces mathématiques, mais nos yeux reconnaissent ces rythmes et s’y adaptent naturellement, et ils apparaissent fréquemment dans la nature. Les tournesols regroupent leurs graines en spirales aux proportions divines, et les pommes de pin suivent la même logique géométrique.

Léonard de Vinci a placé le visage de Mona Lisa le long des lignes du nombre d’or afin de créer un équilibre magnétique qui captive encore des siècles plus tard. Les concepteurs de jardins ont emprunté cette technique pour les parterres de la Renaissance, en espaçant les haies et les fontaines afin de guider le mouvement. Aujourd’hui, que vous conceviez un jardin formel en buis ou un parterre de fleurs vivaces, vous pouvez également utiliser ces proportions pour que votre espace soit harmonieux plutôt que chaotique.

Qu’est-ce que le nombre d’or ?

Les aménagements de jardins équilibrés empruntent souvent des motifs directement à la nature, même si personne n’utilise de calculatrice. Le nombre d’or est d’environ 1,618(soit 1 plus la racine carrée de 5, divisée par 2 si vous êtes curieux). Cela peut sembler technique, mais l’avantage est que vous n’avez jamais besoin de faire des calculs pour que cela fonctionne.

L’astuce consiste à éviter les divisions égales. Au lieu de placer un point focal (comme un bain d’oiseaux, un banc ou un grand arbuste à fleurs) au centre de votre jardin ou de votre espace de plantation, déplacez-le vers un emplacement 60/40 le long d’un parterre. Cette légère asymétrie est plus dynamique et plus naturelle pour l’œil humain.

Une astuce encore plus simple est la règle des tiers. Imaginez votre espace divisé en une grille de neuf carrés, puis placez les éléments clés à l’intersection de ces lignes. De même, l’utilisation des nombres de Fibonacci (1, 2, 3, 5, 8, 13…) explique pourquoi certains regroupements ont un effet différent. Trois arbustes, cinq pots ou treize bulbes s’intègrent plus harmonieusement que des nombres pairs disposés au hasard dans un jardin. Des éléments pairs choisis arbitrairement peuvent donner une impression de rigidité.

Les jardins formels historiques utilisaient du buis taillé dans des proportions précises pour créer une symétrie et une grandeur. Les jardins en nœuds entrelaçaient des herbes en spirales imbriquées suivant une séquence. Les styles de jardins de cottage doux et informels d’aujourd’hui conservent ces proportions sous-jacentes, et les drifts s’effilent en largeur selon des divisions dorées pour des transitions douces. Les parcelles minimalistes contemporaines s’appuient sur des proportions d’aménagements paysagers pour obtenir des lignes épurées et mettre l’accent sur l’espace négatif.

Une approche simple de l’harmonie visuelle

Une approche pratique pour aménager un jardin classique, un espace de plantation ou une bordure de jardin consiste à viser un rapport 60/40. Dans une bordure, cela pourrait signifier que des plantes plus hautes, comme l’eucryphia dressée ou l’herbe de Joe Pye, occupent les 60 % arrière de la profondeur, tandis que des plantes plus basses occupent les 40 % avant.

Les jardins en pot et les compositions florales sont également mis en valeur lorsque ces règles et idées sont appliquées. Ainsi, 3 ou 5 pots de différentes hauteurs créent un rythme qui attire le regard vers le haut, ce que des paires bien ordonnées ne peuvent pas faire. Dans la bordure, la répétition de couleurs ou de textures dans ces nombres impairs peut éviter que l’ensemble ne semble trop planifié. Les hauteurs peuvent diminuer à partir des plantes d’ancrage solides à l’arrière, en descendant selon des proportions aléatoires vers l’avant, imitant la façon dont les plantes peuvent se superposer sur les coteaux ou à la lisière des bois.

Ainsi, même si nous parlons d’une règle, nous ne suggérons pas que vos jardins doivent être méticuleux ou trop définis (à moins que ce ne soit votre goût, bien sûr). L’objectif n’est pas la perfection mathématique, mais une proportion détendue et fluide qui permet au jardin de s’intégrer à son environnement de manière subtile mais équilibrée.

Les règles d’or du jardinage

Pour adapter ces principes classiques à votre propre terrain, ne vous focalisez pas trop sur les calculs mathématiques. Il s’agit simplement de vous proposer une méthode amusante et satisfaisante pour équilibrer vos parterres et vos bordures. Il vous suffit donc de prendre en compte certaines de ces idées simples :

  • Déterminer le point idéal : Mesurez la longueur de votre bordure et marquez un point à environ 60 % de celle-ci. Un mètre ruban flexible comme le mètre ruban Vaxato Pi disponible sur Amazon peut vous aider. Ce point est votre point d’ancrage du nombre d’or, l’endroit idéal pour un arbre remarquable, une grande plante architecturale ou un banc de jardin.
  • Plantation en gradins : Suivez la règle des 60/40 à la verticale. Utilisez les 40 % arrière de la profondeur de votre parterre pour les structures hautes comme les delphiniums, les digitales ou les graminées ornementales, et les 60 % avant pour les bordures plus basses comme la népéta, l’heuchéra ou les géraniums rustiques.
  • Sentiers sinueux : Si vous aménagez un sentier, évitez les lignes droites. Tracez un arc de cercle doux qui s’élargit légèrement à mesure qu’il atteint un point focal. Cela imite la spirale dorée que l’on trouve dans les coquillages, ralentissant le rythme et invitant à l’exploration.
  • Le pouvoir des probabilités :Regroupez les plantes par 3, 5 ou 7. Par exemple, 5 plants de lavande peuvent créer un effet de vague qui donne l’impression d’une colonie naturelle, tandis que 4 plants peuvent ressembler à une rangée de soldats. Regrouper 5 alliums (comme « Purple Sensation ») crée une touche de couleur rythmée qui semble plus intentionnelle qu’un seul bulbe isolé. Regrouper des pots de 3 ou 5 tailles différentes, comme cet ensemble de pots en terre cuite Fcacti disponible sur Amazon, peut créer un effet rythmé.

Mettre ce ratio en pratique

Si vous ne savez toujours pas où apporter les changements clés dans votre jardin qui susciteront les commentaires admiratifs de vos amis et voisins, essayez ces combinaisons de trois plantes toutes prêtes. Elles utilisent les règles de séquence de hauteur et de texture dont nous avons parlé pour créer une harmonie instantanée :

  • Bordure dorée ensoleillée : Votre plante vedette (60 % à l’arrière) peut être un roseau plumeux comme le « Karl Foerster » de Nature Hills pour la hauteur verticale et le mouvement. Le remplissage (30 % au milieu) peut être constitué de rudbeckia « Goldsturm » pour un bloc de couleur uni. Pour la plante retombante (10 % à l’avant), essayez l’érigéron du Mexique pour adoucir les contours avec ses petites fleurs ressemblant à des marguerites.
  • Refuge ombragé luxuriant : Choisissez la fougère alpine comme plante vedette (60 % à l’arrière) pour créer un arrière-plan audacieux. Pour la plante de remplissage (30 % au milieu), essayez une hosta comme « Halcyon » de Nature Hills, dont les larges feuilles bleutées contrastent parfaitement avec les fougères. Enfin, pour la plante retombante (10 % à l’avant), l’herbe forestière japonaise tombe en cascade comme une cascade dorée.
  • Lit de gravier nécessitant peu d’entretien : Essayez les graines de Verbena Bonariensis de Burpee pour votre plante vedette (arrière 60 %) afin d’obtenir des tiges hautes qui ne bloquent pas la vue. Pour la plante de remplissage (milieu 30 %), cultivez la Salvia nemorosa « Caradonna » pour obtenir des épis violet foncé qui structurent l’ensemble. Pour le remplissage (avant 10 %), Sedum spurium « Dragon’s Blood » est une plante succulente résistante qui tapisse le sol.

Quand enfreindre les règles

Des proportions strictes peuvent sembler rigides avec une esthétique plus sauvage. Dans une prairie de fleurs sauvages, il est bon d’accepter un peu de chaos, où les graines se dispersent librement et où des surprises apparaissent chaque année. Dans les petits espaces, les minuscules jardins de balcon limitent les divisions. Une symétrie simple ou des plantes isolées audacieuses sont préférables lorsque l’espace est limité, et plus utiles que d’imposer des calculs mathématiques dans des espaces exigus.

Les goûts personnels doivent toujours l’emporter sur les formules, et un jardin « imparfait » peut évoquer son propre caractère spécial et unique. Trop réfléchir aux proportions peut parfois être plus stressant qu’utile, en particulier dans les espaces en évolution dont la croissance est imprévisible.

La nature atteint rarement exactement 1,618, et de légères variations ajoutent le mouvement qui manque à une adhésion rigide. Les jardins évoluent et les ratios peuvent devoir être affinés au fil des saisons, à mesure que les plantes poussent ou s’étendent au-delà des plans. Utilisez donc le ratio comme un guide, et non comme une règle, et acceptez les heureux hasards, comme les fleurs qui se ressèment de manière inattendue et qui brisent vos schémas avec une joie spontanée.

Autres façons d’utiliser les chiffres

Le nombre d’or est un moyen fascinant de créer un équilibre de manière ludique, mais ce n’est en aucun cas la seule façon d’adapter votre jardin à l’aide de raccourcis numériques. Voici quelques autres façons d’utiliser les chiffres pour apporter harmonie, profondeur, rythme et ordre visuel à votre jardin :

  • La règle des couleurs 70/30 : Pour une palette de couleurs harmonieuse, essayez d’utiliser une couleur primaire pour 70 % de vos plantes (nuances de vert et de blanc) et une couleur d’accent percutante pour les 30 % restants (violet ou orange vif).
  • Triangulation : Au lieu de planter en ligne droite, plantez en triangles. Placer 3 arbustes identiques en triangle crée de la profondeur et donne l’impression que la petite bordure est beaucoup plus large. Placer un trio de boules de buis identiques ou de monticules de lavande argentée en triangle crée de la profondeur et donne l’impression que la petite bordure est beaucoup plus large.
  • Séquence de hauteurs :Visez trois couches distinctes : le thriller (la plante centrale, haute et spectaculaire), le filler (les plantes de taille moyenne qui forment un monticule) et le spiller (les plantes basses qui retombent sur le bord du parterre ou du pot).
  • Le pouvoir des 3 textures : Pour mettre en valeur un coin du jardin, combinez 3 textures de feuilles : une texture épaisse/large (comme l’hosta), une texture fine/vaporeuse (comme le pennisetum) et une texture moyenne/dentelée (comme la rose).

Trouvez votre propre équilibre

Le nombre d’or est simplement la façon dont la nature nous montre ce qu’elle aime. En empruntant ces proportions, vous ne vous contentez pas de suivre une règle mathématique, vous puisez dans un langage de conception que les humains apprécient depuis des millénaires.

Mais n’oubliez pas que l’élément le plus important dans un jardin n’est pas un chiffre, c’est vous. Utilisez ces proportions divines comme un échafaudage utile sur lequel vous appuyer, mais n’ayez pas peur de laisser un coquelicot égaré pousser où il veut ou de garder un banc qui enfreint les règles exactement là où vous aimez vous asseoir et boire votre café du matin. Après tout, le jardin le plus harmonieux est celui qui vous donne envie d’y passer du temps.

Kit de mesure doré

Le nombre d’or vous fournit les bases d’un cadre souple, plutôt qu’une formule rigide. Appliquez-le librement à vos projets d’aménagement paysager et d’aménagement extérieur pour obtenir une harmonie qui semble naturelle plutôt que artificielle. Ces outils de mesure peuvent vous aider à atteindre l’équilibre, l’ordre et la précision dans votre jardin :

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