
Un jardinier qui prétend avoir évité toutes les erreurs d’aménagement paysager a probablement la mémoire courte. Il est presque impossible de placer correctement des arbustes et des arbres sans apprendre à ses dépens, par essais et erreurs. Malgré cela, « un homme averti en vaut deux ». Il est utile de connaître quelques-unes des erreurs les plus courantes en matière d’aménagement paysager pour les arbustes et les buissons afin de les éviter.
1. Ne pas réfléchir à l’emplacement des arbustes
Quelle est la règle la plus fondamentale en matière d’aménagement paysager ? Elle peut se résumer ainsi : « la bonne plante au bon endroit ». Prendre le temps d’assortir une plante à un emplacement de plantation permet d’éviter d’innombrables problèmes dans le jardin. Cela commence par la zone de rusticité de la plante, mais cela va plus loin.
Chaque plante a ses propres besoins culturels, et si elle est plantée dans son sol préféré avec une quantité idéale de lumière solaire, l’arbuste évite généralement les problèmes. En revanche, lorsqu’un buisson qui a besoin d’ombre est planté dans un endroit ensoleillé, ou qu’un arbuste qui a besoin d’un sol bien drainé a les pieds constamment mouillés, le jardin a peu de chances de rester en bonne santé longtemps.
La taille à maturité est une donnée très importante à prendre en compte lors de la plantation, et le fait de ne pas en tenir compte est un problème courant. Le mignon petit chêne semble charmant dans un coin du verger, mais lorsqu’il atteint 23 mètres de haut, il risque d’étouffer les arbres fruitiers et de les laisser à l’ombre presque toute la journée.
2. Manque de préparation des plates-bandes
« Creuser un trou et y planter » est la recette idéale pour causer d’importants problèmes d’aménagement paysager. Si un arbuste mérite d’être ajouté au jardin, cela vaut la peine de prendre le temps de préparer son lit de plantation. Chaque plante ajoutée au jardin doit être placée dans un lit de plantation préparé spécialement pour elle. Pour la plupart, cela signifie incorporer du compost organique dans le sol afin de l’enrichir et de l’aider à retenir l’humidité.
En outre, il peut être nécessaire d’amender le sol pour modifier son pH (acidité). L’amendement ne peut pas être effectué en même temps que la transplantation. Il doit être réalisé plus tôt, au moins quelques semaines avant la plantation.
3. Ne pas tenir compte de la pollinisation
Les pollinisateurs sont importants, mais les pollinisateurs le sont tout autant. Les pollinisateurs sont les insectes, les oiseaux et autres espèces qui transfèrent le pollen des fleurs mâles aux fleurs femelles, ce qui est essentiel à la production de fruits. Les pollinisateurs, quant à eux, sont des arbres ou des arbustes dont le pollen est similaire et compatible avec celui du buisson que vous plantez.
Les pollinisateurs sont essentiels à la fructification de nombreux arbres. La plupart des arbustes fruitiers ont besoin que plusieurs variétés fleurissent en même temps pour produire de bons fruits. Même les fruits qui sont autofertiles et qui n’ont pas besoin de pollinisateur produisent de meilleurs fruits lorsqu’il y en a un. Cela peut impliquer de planter davantage d’arbustes, mais cela se traduit presque toujours par une production plus importante et de meilleure qualité.
4. Plantation trop profonde
Nous pensons que les arbustes et les buissons enfoncent leurs racines profondément dans le sol, nous avons donc tendance à les planter trop profondément. C’est toutefois une grave erreur d’aménagement paysager qui entraîne l’étouffement des racines et la pourriture des troncs, ce qui empêche à son tour le mouvement de l’eau et des nutriments depuis les racines.
Les racines n’aiment pas être plantées trop profondément. Elles ne poussent que là où le sol contient suffisamment d’oxygène. Cela se produit près de la surface du sol, et non à plusieurs mètres (1 m) sous terre. La base du tronc d’un buisson a besoin d’être exposée à l’air. Elle ne doit pas être recouverte de terre.
Quelle est la règle à suivre pour la plantation ? Chaque trou de plantation doit être plusieurs fois plus large que la motte, mais sa profondeur ne doit être que légèrement supérieure à la hauteur de la motte.




