
J’ai souvent observé les écureuils gambader dans mon jardin ou les oiseaux se régaler de mes raisins, et je me suis demandé ce qu’il fallait faire pour obtenir l’un de ces panneaux certifiant que mon jardin est un habitat naturel. Je pense que j’ai tout ce qu’il faut en matière de nourriture, d’eau, d’abri et de sites de nidification, alors que me faut-il d’autre pour que mon jardin soit certifié habitat naturel ? Si vous aussi vous souhaitez savoir comment créer un jardin certifié habitat naturel, poursuivez votre lecture pour tout savoir sur la certification des habitats naturels.
Qu’est-ce qu’un habitat faunique certifié ?
Un habitat faunique certifié signifie que votre terrain est un refuge sûr pour la faune locale. Cela signifie que votre terrain doit disposer de sources d’eau, de diverses sources de nourriture et de matériaux de nidification, ainsi que d’un abri protecteur. La certification est délivrée par la National Wildlife Federation.
Avantages de la création d’un habitat faunique certifié
La création d’un habitat faunique certifié présente de nombreux avantages, notamment celui de savoir que vous contribuez à la protection des espèces menacées. L’aménagement du territoire et d’autres changements font disparaître les plantes, les animaux et les oiseaux indigènes en détruisant leur habitat.
Un jardin sauvage rétablit non seulement l’équilibre du système, mais encourage également le jardinier à utiliser des plantes indigènes et à éviter les produits chimiques, ce qui permet en fait d’avoir un jardin nécessitant peu d’entretien. Lorsque tous les éléments sont réunis et que la nature suit son cours, il n’y a guère de raison de gérer strictement le paysage : c’est une situation gagnant-gagnant pour vous et pour l’environnement.
Enfin, vous ferez l’envie de tous les autres jardiniers du quartier avec un paysage naturel, luxuriant et respectueux des animaux. Et vous n’avez pas besoin de vivre à la campagne, ni même d’avoir un grand jardin pour obtenir la certification. Même un jardin sur le toit peut être certifié comme refuge pour la faune sauvage !
Comment faire de votre jardin un habitat certifié pour la faune sauvage
Pour obtenir la certification d’habitat pour la faune sauvage, vous devez bien sûr fournir de la nourriture et de l’eau, un abri pour se protéger des prédateurs et un habitat pour élever les petits. Vous pouvez consulter le site web de la National Wildlife Federation pour obtenir la liste complète des exigences, mais voici les éléments de base.
Votre jardin doit disposer d’au moins trois sources de nourriture pour la faune sauvage. Il peut s’agir de fruits, de nectar, de feuilles mortes ou de graines. Une liste plus complète est disponible dans la checklist de la National Wildlife Federation.
Le paysage doit comporter au moins une source d’eau potable et/ou de baignade pour la faune. Il peut s’agir d’un bain d’oiseaux, d’un ruisseau, d’un lac ou d’une rivière, ou encore d’un jardin aquatique avec un étang. Dans le cas d’une source d’eau artificielle telle qu’un bain d’oiseaux, vous devez vous engager à la maintenir propre et remplie d’eau fraîche.
La faune a besoin d’un endroit où s’abriter des intempéries, des prédateurs et où dormir. Vous devez fournir au moins deux zones de couverture pour être certifié comme habitat faunique. Il peut s’agir, entre autres, d’un nichoir, d’arbres à feuilles persistantes, d’un tas ou d’un mur de pierres, ou d’un buisson dense ou d’un fourré.
De plus, ce que beaucoup d’entre nous oublient, ne coupez pas les plantes vivaces au ras du sol à l’automne. Laissez environ 30 cm de tiges vivaces mortes pour les insectes qui hibernent. Les insectes jouent un rôle essentiel dans la cohésion de l’écosystème, ne les négligez donc pas.
Des endroits pour élever les petits
Si vous fournissez tout ce dont la faune a besoin pour survivre, vous devez évidemment lui fournir un endroit où élever ses petits, mais il faut d’abord qu’elle ait des petits. Vous devez donc prévoir au moins deux endroits dans votre jardin où les animaux sauvages peuvent se courtiser, s’accoupler, puis mettre bas et élever leurs petits.
Une fois encore, la liste de la National Wildlife Federation est plus complète, mais voici quelques options : arbres morts ou chicots, terriers, nichoirs et arbres matures.
N’oubliez pas les insectes ! Les plantes hôtes pour les chenilles et les feuilles mortes sont indispensables à la survie de nos amis les insectes.
Pratiques durables
La National Wildlife Federation recommande d’adopter des pratiques durables issues d’au moins deux des trois catégories répertoriées dans leur liste de contrôle. Idéalement, vous devriez mettre en œuvre au moins une pratique issue de chacune des trois catégories.
Ces trois catégories sont la conservation des sols et de l’eau, le contrôle des espèces exotiques et les pratiques biologiques.
Parmi les exemples de la première catégorie, on peut citer les zones tampons riveraines, les jardins pluviaux, l’irrigation par goutte-à-goutte ou par tuyau poreux et les citernes d’eau de pluie. Une fois encore, leur liste de contrôle contient d’autres exemples.
Le contrôle des espèces exotiques consiste à utiliser des plantes indigènes, à réduire l’empreinte de votre pelouse, à pratiquer la lutte intégrée contre les parasites et à éliminer les plantes et les animaux non indigènes.
Enfin, les pratiques biologiques consistent à composter et à éliminer l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques.
À première vue, il me suffit de modifier quelques éléments dans mon jardin pour devenir l’heureux propriétaire du très convoité panneau certifiant mon jardin comme habitat faunique ! Et vous aussi, vous pouvez y arriver !
Non seulement nous avons la satisfaction de contribuer à la sauvegarde des espèces, mais nous bénéficions également d’une adhésion d’un an à la National Wildlife Federation et d’un abonnement à leur magazine, ainsi que d’une réduction de 10 % sur les produits proposés pour embellir les jardins sauvages. Je suis partant !




