Faut-il vraiment respecter les recommandations en matière d’espacement des plantes ? Quand peut-on déroger aux règles ?

Les directives relatives à l’espacement des plantes visent à prévenir les maladies et la concurrence, mais elles sont conçues pour les jardins en rangées dans le sol avec des allées entre les rangées. Les plates-bandes surélevées, les conteneurs et les méthodes de plantation intensive vous permettent d’espacer les plantes beaucoup plus près les unes des autres sans problème, mais vous devrez les arroser et les nourrir plus souvent.

Les paquets de graines et les étiquettes des plantes indiquent l’espacement spécifique. Les tomates doivent être espacées de 60 à 90 cm. La laitue nécessite un espacement de 20 à 30 cm. Si vous suivez ces recommandations, votre jardin aura l’air à moitié vide pendant des semaines, avec de la terre nue partout pendant que les semis poussent. Ces chiffres ne sont pas faux, mais ils ne sont pas la seule solution. Ils sont basés sur le jardinage traditionnel en rangées, avec de l’espace pour marcher et travailler. Les plates-bandes surélevées ou les conteneurs changent tout : les plantes partagent mieux l’espace sans que les allées ne prennent de la place.

Les recommandations d’espacement pour les légumes et les fleurs supposent plus d’espace que ce dont beaucoup d’installations ont besoin. Un jardin sain ne doit pas nécessairement suivre aveuglément les règles. Un espacement réduit fonctionne bien dans de nombreux cas, en particulier lorsque le sol reste riche et l’humidité constante. Un sol nu sèche rapidement et les mauvaises herbes s’y installent. Une plantation plus dense ombrage le sol, retient l’eau plus longtemps et bloque naturellement les mauvaises herbes.

Pourquoi il existe des directives d’espacement

Un espacement adéquat réduit le risque de maladie. Les plantes trop rapprochées retiennent l’humidité, bloquent la circulation de l’air ou favorisent l’apparition de champignons tels que l’oïdium ou le mildiou. Lorsque les feuilles se touchent par temps humide, les problèmes se propagent rapidement. Les racines se disputent également les nutriments et l’eau, ce qui entraîne un retard de croissance et une baisse des rendements.

L’espacement influe également sur la taille des plantes. Un plant de tomate espacé de 90 cm (36 pouces) pousse plus et produit plus qu’un plant serré dans 45 cm (18 pouces). Cependant, plus grand n’est pas toujours mieux. Les plantes plus petites mûrissent parfois plus vite, ou un plus grand nombre de plantes signifie une récolte régulière plutôt que des fruits géants tous en même temps.

Quand les légumes ont vraiment besoin d’espace

Les grandes plantes comme les tomates, les courges ou les melons ont besoin d’espace : leurs racines s’étendent largement et leurs feuilles ombragent de grandes surfaces. Si vous les serrez trop, elles se disputeront les ressources. Ces plantes suivent de près l’espacement traditionnel pour obtenir les meilleurs résultats.

Les petites cultures rapides supportent mieux un espacement serré. La laitue, les radis, les carottes, les betteraves, les herbes aromatiques… elles ne craignent pas les voisins proches. Plantez-les de manière dense et récoltez-les jeunes. Les directives supposent une taille maximale, mais la plupart des gens cueillent de toute façon la laitue et les herbes aromatiques en continu. Plus elles sont rapprochées, plus vous obtiendrez de nourriture à partir du même parterre.

Problèmes posés par l’espacement traditionnel

Un espacement large laisse le sol exposé. Un sol nu sèche plus rapidement, nécessite plus de paillis pour rester humide et favorise la prolifération des mauvaises herbes. L’arrosage et le désherbage constants prennent le pas sur la récolte.

L’espacement traditionnel gaspille également de l’espace. Un potager surélevé de 4 x 8 avec des tomates peut accueillir environ quatre plants. Réduisez l’espacement à 60 cm entre les plants et vous pourrez en faire pousser six ou sept. Cela fait une réelle différence dans les espaces limités. Vous pouvez vous procurer des étiquettes réutilisables comme celles-ci chez Home Depot pour vous aider à suivre vos plantations denses sans confusion.

Méthodes de plantation intensive

La plantation intensive espace les cultures de manière à ce que les feuilles matures se touchent à peine. Cela crée un paillis vivant qui ombrage le sol, retient l’humidité et bloque les mauvaises herbes. Les plantes sont disposées en quinconce, selon un modèle de culture intercalaire plutôt qu’en rangées, ce qui permet d’optimiser chaque centimètre carré. La culture associée dans un jardin d’un mètre carré est un bon exemple de cette méthode.

L’inconvénient est que cela exige davantage du sol. Plus il y a de plantes, plus elles absorbent de nutriments et d’eau. Pour compenser cela, amendez fortement le sol avec du compost et fertilisez régulièrement. Ce kit d’irrigation goutte à goutte disponible sur Amazon permet d’arroser directement les racines dans les plates-bandes densément plantées, sans gaspillage.

Espacement pour les fleurs

Les fleurs ornementales annuelles tolèrent mieux un espacement réduit. Plantez-les près les unes des autres pour obtenir un effet instantané, ou plus espacées si vous êtes patient. Les annuelles comme les soucis et les zinnias remplissent rapidement les jardins.

Les fleurs vivaces sont différentes. Espacez les vivaces en fonction de leur taille à maturité, sinon vous devrez les diviser constamment. Une hosta de 30 cm envahit ses voisines en deux ans. Il en va de même pour les hémérocalles et les échinacées. Suivez les recommandations pour les vivaces, à moins que vous n’aimiez les diviser chaque année.

Le climat influe sur l’espacement

Les climats humides nécessitent un espacement plus important. Les champignons qui aiment l’humidité se développent lorsque les plantes sont proches les unes des autres dans un environnement humide. Ajoutez 25 à 50 % d’espace supplémentaire par rapport à ce qui est suggéré, cela améliore la circulation de l’air et réduit les risques de maladies.

Les climats secs permettent un espacement plus serré, car le risque de champignons reste faible. Les zones chaudes bénéficient également d’une plantation dense : les plantes s’ombragent mutuellement et ombragent le sol, ce qui permet de rester plus frais et de conserver l’humidité. L’irrigation doit toutefois répondre à la demande supplémentaire.

Culture en pot

Le jardinage en pot impose un espacement réduit. Un pot de 30 cm ne peut pas accueillir trois tomates à 60 cm. L’espacement des pots dépend de leur taille et de la volonté d’entretien. Cultivez une grosse tomate dans un seau de 19 litres, ou trois plus petites avec un apport important en engrais et en eau.

La règle pour les conteneurs est simple : suivez les recommandations pour les plantes, et non la distance physique. Un espacement de 30 cm signifie une plante par pied carré de surface de sol.

L’espacement indiqué sur les paquets de graines n’est pas une règle absolue. C’est un point de départ. Adaptez-le à votre situation, à votre climat et à vos objectifs. Faites ce qui vous convient le mieux.

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