
Les bonbons sont appréciés depuis des siècles. Les Égyptiens, les Grecs et les Asiatiques de l’Antiquité utilisaient des fruits et des noix mélangés à du miel pour confectionner des friandises sucrées. Les civilisations inca et maya appréciaient le chocolat, tandis que beaucoup de nos ancêtres mangeaient des bonbons durs à base d’orge bouillie. Les friandises sucrées complètent notre alimentation depuis des générations, le mot « bonbon » ayant fait son apparition au début du XIIIe siècle. La plupart de ces sucreries étaient à base de plantes, des recettes faciles à réaliser aujourd’hui dans son jardin.
Bonbons à base de plantes
Il a été démontré que le sucre raffiné a des effets néfastes sur notre santé, mais cela ne nous empêche pas d’avoir envie de sucreries. Les premiers bonbons étaient fabriqués à partir de plantes courantes dans la région. La racine de réglisse a lancé la mode des friandises à l’anis, tandis que la racine de guimauve nous fournit l’un des ingrédients de base nécessaires à la confection des s’mores. La saveur de la cannelle provient de l’écorce d’un arbre, celle du gingembre d’une racine et celle de la vanille d’une gousse. De nombreux autres bonbons actuels tirent leur origine de racines, de feuilles, de baies et d’autres parties de plantes.
Bonbons à base de racines
La racine de réglisse provient d’une plante vivace, Glycyrrhiza glabra. La réglisse est originaire d’Europe et de certaines régions d’Asie. On obtient un sirop en faisant bouillir la racine et en condensant le liquide. Le résultat est utilisé comme épice et pour assaisonner les sauces. Il contient de la glycyrrhizine, qui est 50 fois plus sucrée que le saccharose. Le sirop aromatise les bonbons qui portent le nom de la racine, la réglisse. Elle est également mâchée crue pour rafraîchir l’haleine. Son goût terreux dégage également un arôme similaire à celui de l’anis.
La racine de guimauve provient de la plante de mauve. C’est une plante des marais courante qui possède des propriétés mucilagineuses. La confiserie soufflée fabriquée à partir de cette racine est appréciée depuis au moins 2000 avant J.-C., lorsque les Égyptiens utilisaient les guimauves comme friandise pour les dieux et la royauté. Aujourd’hui, c’est un accompagnement classique du cacao et un ingrédient de nos s’mores préférés en camping.
Bonbons à base de sève
Les érables sont toujours entaillés pour récolter leur sève. Celle-ci est ensuite bouillie pour obtenir un sirop sucré qui accompagne les gaufres, les crêpes et bien d’autres mets. Elle peut également être transformée en bonbons durs, une friandise appréciée des enfants depuis des siècles. La sève de pin était utilisée de manière similaire, et celle du tamaris aromatise un bonbon à base de pistaches, d’amandes et de chocolat. Le chicle a lancé la mode du chewing-gum. La plupart de nos chewing-gums d’origine étaient fabriqués à partir de la sève caoutchouteuse du chicle. Aujourd’hui, rares sont les marques de chewing-gums qui utilisent encore le chicle, préférant une base synthétique.
Friandises à base de fruits et de noix
Les premiers bonbons étaient fabriqués à partir de fruits et de noix, et parfois de fleurs et d’herbes comestibles. Le cacao, une friandise ancienne vieille de près de 4 000 ans, provient du cacaoyer. Le cacaoyer était vénéré comme « la nourriture des dieux », une traduction fidèle de son genre, Theobroma. La plante produit de grandes gousses contenant des graines blanches. Ces graines sont fermentées jusqu’à ce qu’elles prennent une teinte brun foncé. Les fèves sont ensuite séchées et torréfiées, puis finalement moulues en pâte. Cette pâte est la base de notre chocolat tant apprécié et aromatise des plats sucrés et salés.




