
Au Moyen Âge, les aristocrates mangeaient de grandes quantités de viande accompagnées de vin. Parmi cette abondance de richesses, quelques légumes modestes faisaient leur apparition, souvent des légumes-racines. L’un des principaux était le skirret, également connu sous le nom de crummock. Vous n’avez jamais entendu parler de la culture du skirret ? Moi non plus. Alors, qu’est-ce qu’un skirret et quelles autres informations pouvons-nous trouver sur le crummock ?
Qu’est-ce qu’un skirret ?
Selon le Systema Horticulurae, ou l’Art du jardinage, publié en 1677, le jardinier John Worlidge décrivait le skirret comme « la racine la plus douce, la plus blanche et la plus agréable ». Originaire de Chine, la culture du skirret a été introduite en Europe à l’époque classique, puis apportée dans les îles britanniques par les Romains. La culture du skirret était courante dans les jardins monastiques, puis s’est progressivement répandue, jusqu’à finir par faire son apparition sur les tables de l’aristocratie médiévale. Le mot « skirret » vient du néerlandais « suikerwortel », qui signifie littéralement « racine de sucre ». Membre de la famille des ombellifères, le skirret est cultivé pour ses racines sucrées et comestibles, tout comme son cousin, la carotte.
Informations supplémentaires sur la plante Crummock
Les plantes Skirret (Sium sisarum) atteignent entre 1 mètre et 1,20 mètre de hauteur et possèdent de grandes feuilles composées pennées, brillantes, vert foncé. Elles fleurissent avec de petites fleurs blanches. Les racines blanc grisâtre poussent en grappes à la base de la plante, un peu comme les patates douces. Elles mesurent entre 15 et 20,5 cm de long, sont cylindriques et articulées. Le crummock, ou skirret, est une culture à faible rendement qui n’a donc jamais été viable sur le plan commercial et qui était tombée en désuétude jusqu’à récemment. Malgré cela, ce légume est difficile à trouver. La culture du skirret est plutôt une nouveauté agréable aux États-Unis, légèrement plus populaire en Europe, et c’est une raison supplémentaire pour les jardiniers amateurs de s’essayer à la culture du skirret. Alors, comment multiplier le skirret ?
À propos de la culture du skirret
La culture du skirret est adaptée aux zones USDA 5 à 9. Généralement, le skirret est cultivé à partir de graines, mais il peut également être multiplié par division des racines. Le skirret est une culture rustique, adaptée aux saisons fraîches, qui peut être semée directement après tout risque de gel ou démarrée en intérieur pour être repiquée huit semaines avant le dernier gel. Il faut s’armer d’un peu de patience, car la récolte n’aura lieu que six à huit mois plus tard. Travaillez le sol en profondeur et retirez tous les débris pour faciliter la croissance des racines. Choisissez un emplacement légèrement ombragé. Le skirret apprécie un pH du sol compris entre 6 et 6,5. Dans le jardin, semez les graines en rangées espacées de 30,5 à 45,5 cm, avec un espacement de 15 cm entre les rangées, à une profondeur de 1,5 cm, ou plantez les racines à une profondeur de 5 cm. Éclaircissez les semis à 30,5 cm (12 pouces) d’intervalle. Maintenez le sol humide et désherbez la zone. Le skirret est généralement résistant aux maladies et peut être conservé pendant l’hiver en le paillant dans les climats froids. Une fois les racines récoltées, elles peuvent être consommées directement, crues, comme des carottes, ou plus couramment bouillies, mijotées ou rôties, comme les légumes-racines. Les racines peuvent être assez fibreuses, surtout si les plantes ont plus d’un an, il faut donc retirer le cœur dur avant la cuisson. La saveur sucrée de ces racines est encore plus prononcée lorsqu’elles sont rôties et elles constituent un ajout délicieux au répertoire des amateurs de légumes-racines.




