
Les maladies des plantes peuvent être très difficiles à diagnostiquer en raison du nombre quasi infini d’agents pathogènes. La maladie phytoplasmique chez les plantes se manifeste généralement sous forme de « jaunissement », une forme de maladie courante chez de nombreuses espèces végétales. Qu’est-ce que la maladie phytoplasmique ? Tout d’abord, il faut comprendre le cycle de vie des phytoplasmes et leur mode de propagation. De nouvelles études indiquent que les effets des phytoplasmes sur les plantes peuvent imiter les dommages causés par les psylles ou les virus du rouleau des feuilles.
Cycle de vie des phytoplasmes
Les phytoplasmes infectent les plantes et les insectes. Ils sont propagés par les insectes lors de leur alimentation, qui injectent l’agent pathogène dans le phloème des plantes. L’agent pathogène provoque une multitude de symptômes, dont la plupart sont potentiellement nuisibles à la santé des plantes. Les phytoplasmes vivent dans les cellules du phloème d’une plante et provoquent généralement, mais pas toujours, des symptômes de maladie. Ces minuscules parasites sont en fait des bactéries sans paroi cellulaire ni noyau. Ils n’ont donc aucun moyen de stocker les composés nécessaires et doivent les voler à leur hôte. Les phytoplasmes sont donc des parasites. Les phytoplasmes infectent les insectes vecteurs et se répliquent à l’intérieur de leur hôte. Dans une plante, ils sont confinés au phloème où ils se répliquent de manière intracellulaire. Les phytoplasmes provoquent des changements chez leurs hôtes insectes et végétaux. Les changements observés chez les plantes sont définis comme des maladies. Il existe 30 espèces d’insectes reconnues qui transmettent la maladie à diverses espèces végétales.
Symptômes du phytoplasme
La maladie du phytoplasme chez les plantes peut se manifester par plusieurs symptômes différents. Les effets les plus courants du phytoplasme sur les plantes ressemblent au « jaunissement » commun et peuvent toucher plus de 200 espèces végétales, tant monocotylédones que dicotylédones. Les insectes vecteurs sont souvent des cicadelles et provoquent des maladies telles que :
- Jaunisse de l’aster
- Jaunisse du pêcher
- Jaunisse de la vigne
- Balais de sorcière du citronnier et de l’arachide
- La tige pourpre du soja
- Le rabougrissement du bleuet
Les principaux effets visibles sont le jaunissement des feuilles, le rabougrissement et l’enroulement du feuillage, ainsi que la non-maturation des pousses et des fruits. D’autres symptômes d’infection par le phytoplasme peuvent être un rabougrissement des plantes, l’apparition de « balais de sorcière » sur les nouveaux bourgeons terminaux, un rabougrissement des racines, des tubercules aériens et même le dépérissement de parties entières de la plante. Avec le temps, la maladie peut entraîner la mort des plantes.
Gestion des maladies phytoplasmiques chez les plantes
La lutte contre les maladies phytoplasmiques commence généralement par la lutte contre les insectes vecteurs. Cela commence par de bonnes pratiques de désherbage et le débroussaillage des zones susceptibles d’abriter des insectes vecteurs. Les bactéries présentes dans une plante peuvent également se propager à d’autres plantes, il est donc souvent nécessaire d’éliminer une plante infectée pour contenir la contagion. Les symptômes apparaissent entre le milieu et la fin de l’été. Il faut compter entre 10 et 40 jours pour que les plantes présentent des signes d’infection après avoir été piquées par l’insecte. La lutte contre les cicadelles et autres insectes hôtes peut contribuer à contrôler la propagation de la maladie. Le temps sec semble augmenter l’activité des cicadelles, il est donc important d’arroser régulièrement les plantes. De bonnes pratiques culturales permettront d’augmenter la résistance des plantes et de limiter la propagation.




