
L’hydrilla est une plante aquatique envahissante. Introduite aux États-Unis comme plante d’aquarium, elle s’est échappée des cultures et est aujourd’hui considérée comme une mauvaise herbe nuisible. Il est nécessaire de lutter contre l’hydrilla afin d’empêcher le déclin de la flore indigène. Dans la plupart des États, il est illégal de posséder ou de transporter cette espèce. La plante pousse rapidement, se propage facilement et supplante la végétation indigène. Elle pollue également les cours d’eau avec ses épais tapis de tiges enchevêtrées. La plante est répertoriée comme mauvaise herbe nuisible au niveau fédéral. Poursuivez votre lecture pour en savoir plus.
Qu’est-ce que l’hydrilla ?
La gestion de l’hydrilla relève de la responsabilité des habitants des étangs et des lacs. Qu’est-ce que l’hydrilla ? Cette plante est souvent confondue avec notre élodée indigène, mais elle possède une ou plusieurs dents sur la face inférieure de la nervure centrale. Cela donne à la plante un aspect rugueux lorsque vous passez votre main sur toute la longueur de la tige. Originaire d’Afrique, d’Australie et de certaines régions d’Asie, cette plante a réussi à envahir de nombreuses zones de notre flore indigène ici aux États-Unis. Elle est particulièrement préoccupante dans les États du sud, mais a réussi à migrer en petites populations vers les régions occidentales. Elle a également été découverte dans certaines régions du nord et du Midwest. L’identification est la première étape vers son éradication. L’hydrilla est une plante vivace dont les tiges forment des tapis denses qui poussent dans des eaux de plus de 6 mètres de profondeur. Les tiges sont sinueuses et nombreuses, flottant enchevêtrées à la surface de l’eau. Les feuilles sont étroites et légèrement dentelées, mesurent entre 6 mm et 1 cm de long et présentent des épines sur la face inférieure de la nervure centrale. Cette plante se reproduit par graines transportées par l’eau, mais aussi par fragmentation. Tout petit morceau de plante qui se détache a la capacité de devenir une nouvelle plante. Dans les zones de loisirs aquatiques, les plantes sont constamment arrachées, ce qui perpétue le problème. Un aspect positif de l’hydrilla est qu’elle contribue à créer un habitat pour les poissons et les animaux. Au départ, la plante a des effets bénéfiques sur les zones de pêche, mais avec le temps, les faibles niveaux d’oxygène dans les tapis ne permettent plus la croissance des animaux locaux.
Comment éliminer l’hydrilla
Les gestionnaires de la faune aquatique et sauvage ont découvert à quel point la gestion de l’hydrilla peut être difficile. Cela s’explique par sa facilité de propagation et de reproduction. La lutte contre les mauvaises herbes hydrilla est un sujet de préoccupation dans la plupart des États-Unis et est devenue un problème économique dans certaines régions. Dès les années 1980, 49 millions de dollars ont été dépensés pour la gestion de l’hydrilla. Depuis, les chiffres ont augmenté jusqu’à ce que les infestations deviennent un fardeau budgétaire dans les localités où la plante est la plus répandue. On sait désormais que la tolérance au froid est une autre caractéristique de l’hydrilla, ce qui rend sa gestion encore plus difficile.
Méthodes de lutte contre l’hydrilla
Le dragage et l’arrachage manuel, ou le chalutage, ne sont pas des stratégies efficaces. En effet, cette plante se propage très facilement à partir de petits fragments. Des fragments de tige comportant un seul nœud peuvent former des racines et des pousses en seulement quelques jours. Les mesures physiques telles que l’abaissement du niveau d’eau, l’ajout de colorant aquatique ou la couverture de la surface de l’eau pour réduire la lumière ont un effet minime. Les étangs drainés peuvent réagir à l’application d’herbicides granulaires sur la boue pour éliminer les tubercules. La carpe herbivore a été introduite dans certaines régions et est efficace pour manger et éliminer une partie des plantes. La lutte chimique est la plus efficace, mais elle ne peut être utilisée là où il y a de l’eau potable. Le cuivre, lorsqu’il est mélangé à d’autres herbicides, est un outil utile, mais il faut faire preuve de prudence à proximité des poissons. Parmi les autres produits chimiques, on trouve le diquat, l’endothall, la fluridone et le dichlobenil. Chacun d’entre eux présente des risques importants et doit être appliqué par un professionnel ou à l’aide de formules approuvées recommandées pour la gestion aquatique. Appliquez toutes les précautions et respectez scrupuleusement les instructions concernant les méthodes et les doses d’application.




