
Ce n’est un secret pour personne que les légumes que nous cultivons et consommons aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux que nos ancêtres cultivaient et consommaient. Nos variétés ont été sélectionnées, modifiées et sélectionnées à nouveau afin de mettre en valeur certaines caractéristiques, à tel point que nos légumes seraient méconnaissables pour quelqu’un qui aurait vécu il y a seulement quelques centaines d’années. C’est ce qui rend la culture des semences anciennes si intéressante : c’est comme plonger directement dans le passé. Et la betterave Crapaudine en est un exemple particulièrement notable.
Histoire de la betterave Crapaudine
Parmi toutes les variétés de betteraves anciennes, la Crapaudine est considérée comme la plus ancienne, remontant peut-être à mille ans. Dans son ouvrage intitulé Le Potager, publié en 1882, M. Vilmorin-Andrieux la qualifie de « l’une des variétés les plus anciennes ». Et elle en a l’air. Cette betterave a une peau épaisse et brune, avec une texture semblable à celle de l’écorce d’un arbre. Sa forme est allongée comme celle d’une carotte, mais épaisse comme celle d’un navet. Elle possède souvent au moins une racine secondaire pendante et est parfois parsemée de taches ligneuses qui doivent être coupées avant de la consommer. Elle correspond en tout point à ce que l’on attend d’un ancêtre primitif, beaucoup plus proche d’une racine sauvage que quelqu’un aurait trouvée dans la forêt et décidé de manger.
Informations sur la betterave Crapaudine
Le goût, cependant, en vaut la peine. Les gens ont tendance à décrire son goût comme plus profond et plus riche que celui d’une betterave plus récente, tout en restant très sucré. Il est préférable de la préparer rôtie dans sa peau épaisse, qui est en réalité trop épaisse pour être mangée, mais qui s’enlève facilement après une heure au four. La culture des betteraves Crapaudine peut être un peu plus difficile que celle des autres betteraves. La germination est irrégulière, il faut donc planter beaucoup plus de graines que d’habitude et éclaircir en fonction de ce qui pousse réellement. Elles mettent également plus de temps à mûrir que la plupart des betteraves, souvent jusqu’à un mois de plus. Mais elles en valent la peine !




