
Les fêtes ont le don de rendre tout charmant, même ces plantes envahissantes qui n’ont vraiment rien à faire dans votre jardin. Une branche de gui au-dessus de la porte ? Ravissant. Du lierre qui retombe sur la cheminée ? Confortable. Des vignes à feuilles persistantes scintillant de lumières ? La perfection festive.
Mais plantez certaines de ces « classiques des fêtes » à l’extérieur et vous risquez de vous exposer à un casse-tête écologique à long terme. Certaines des plus belles plantes saisonnières de votre liste d’idées de jardinage hivernal font également partie des plantes les plus envahissantes aux États-Unis, étouffant les espèces indigènes, nuisant aux habitats fauniques et vous laissant avec des années de nettoyage à faire.
Dans cette optique, voici trois plantes festives en apparence à éviter, ainsi que quelques conseils sur ce qu’il faut planter à la place.
1. Le gui
Nous adorons nous embrasser sous le gui en décembre, mais le gui (Viscus album & Phoradendron spp.) est, d’un point de vue botanique, un parasite. Il s’accroche aux arbres hôtes et leur vole leur eau et leurs nutriments. Au fil du temps, les infestations répétées affaiblissent les branches, freinent la croissance et rendent les arbres plus vulnérables à la sécheresse et aux maladies.
Aux États-Unis, plusieurs espèces de gui sont classées comme nuisibles destructrices, en particulier dans le sud et le sud-ouest. Certains États recommandent même de faire appel à des professionnels pour les éliminer, car les infestations importantes peuvent tuer les arbres matures.
Accrochez plutôt du faux gui à l’intérieur, ou cultivez un petit arbuste à feuilles persistantes comme le sarcococa (Sarcococca, USDA 7-9) pour ses feuilles brillantes et son parfum hivernal subtil.
2. Lierre anglais

Nous le savons, nous le savons ; le houx et le lierre (Hedera helix) sont tous deux magnifiques à maturité, mais le lierre anglais est le coupable ultime qui « semble innocent à Noël ». À l’intérieur, il est ravissant dans les couronnes et les compositions hivernales. À l’extérieur, il se comporte comme un méchant de Marvel déterminé à conquérir toutes les surfaces à sa portée.
Il se propage rapidement par ses radicelles et ses graines, étouffant les sous-bois, encerclant les troncs d’arbres et créant des monocultures où la faune sauvage ne peut pas prospérer. De nombreux États américains le classent désormais comme envahissant, en particulier dans le nord-ouest du Pacifique, le centre du littoral atlantique et le sud-est.
Choisissez plutôt des vignes indigènes et respectueuses de la faune sauvage, comme la vigne vierge (USDA 3-9) ou la glycine américaine (USDA 5-9). Vous pouvez également mettre du lierre anglais en pot et le garder dans votre salle de bain ; il est très efficace pour réduire la condensation !
3. Le fusain d’hiver

Le fusain d’hiver (Euonymus fortunei) est l’équivalent végétal d’un invité qui semble poli à son arrivée… puis se met immédiatement à réorganiser vos placards de cuisine, à manger vos snacks préférés et à s’emparer de la télécommande.
Belle, à feuillage persistant et souvent utilisée dans les décorations festives, c’est également l’une des plantes couvre-sol envahissantes les plus persistantes d’Amérique. Elle se propage par graines, stolons et tiges qui s’enracinent partout où ils touchent le sol. Une fois établie, elle forme des tapis épais qui étouffent les fleurs sauvages, les semis et même les arbustes. Plusieurs États l’ont inscrite sur leur liste des plantes interdites.
Essayez le phlox rampant (USDA 3-9) ou la busserole (USDA 2-6) pour des couvre-sols moins agressifs, verts en hiver, qui promettent de rester à leur place.
Des plantes de Noël qui valent la peine d’être cultivées chez soi :
Décorations de Noël ? Laissez libre cours à votre imagination. Mais pour les plantations en extérieur, faites des choix judicieux.
Avec un peu de planification, vous pouvez garder votre jardin festif tout en protégeant l’écosystème local. Et si Ebeneezer Scrooge s’était mis au jardinage, nous pensons qu’il aurait dit que c’est ça, l’esprit de Noël.




