Histoire du charançon du coton – Découvrez le charançon du coton et les plants de coton

Les humbles hériteront de la terre, ou dans le cas du charançon du coton, des champs de coton du sud des États-Unis. L’histoire du charançon du coton et du coton est longue, elle s’étend sur plusieurs décennies. Il est difficile d’imaginer comment ce petit insecte inoffensif a pu ruiner la subsistance de nombreux agriculteurs du sud et causer des millions de dollars de dommages.

Histoire du charançon du coton

Ce petit coléoptère gris au museau amusant est arrivé aux États-Unis en provenance du Mexique en 1892. Au début du XXe siècle, le charançon du coton s’est propagé d’un État à l’autre. Les dégâts causés aux cultures de coton ont été considérables et dévastateurs. Les cultivateurs de coton qui n’ont pas succombé à la faillite se sont tournés vers d’autres cultures afin de rester solvables.

Les premières méthodes de lutte comprenaient des brûlages contrôlés pour éradiquer les coléoptères et l’utilisation de pesticides artisanaux. Les agriculteurs ont commencé à planter le coton plus tôt dans la saison, dans l’espoir que leurs cultures atteignent leur maturité avant l’apparition annuelle des coléoptères.

Puis, en 1918, les agriculteurs ont commencé à utiliser l’arséniate de calcium, un pesticide hautement toxique. Cela a apporté un certain soulagement. C’est le développement scientifique des hydrocarbures chlorés, une nouvelle classe de pesticides, qui a conduit à l’utilisation généralisée du DDT, du toxaphène et du BHC.

Les charançons ayant développé une résistance à ces produits chimiques, les hydrocarbures chlorés ont été remplacés par des organophosphates. Bien que moins nocifs pour l’environnement, les organophosphates sont toxiques pour l’homme. Il fallait trouver une meilleure méthode pour lutter contre les dégâts causés par le charançon.

Éradication du charançon

Parfois, le mal peut avoir du bon. L’invasion du charançon du coton a mis au défi la communauté scientifique et a entraîné un changement dans la façon dont les agriculteurs, les scientifiques et les politiciens travaillent ensemble. En 1962, l’USDA a créé le Boll Weevil Research Laboratory (laboratoire de recherche sur le charançon du coton) dans le but d’éradiquer ce ravageur.

Après plusieurs essais à petite échelle, le Boll Weevil Research Laboratory a lancé un programme d’éradication à grande échelle du charançon du coton en Caroline du Nord. Ce programme était axé sur la mise au point d’un appât à base de phéromones. Des pièges ont été utilisés pour détecter les populations de charançons du coton afin de pouvoir pulvériser efficacement les champs.

Les charançons du coton sont-ils un problème aujourd’hui ?

Le projet de Caroline du Nord a été couronné de succès et le programme s’est depuis étendu à d’autres États. À l’heure actuelle, l’éradication du charançon du coton a été menée à bien dans quatorze États :

  • Alabama
  • Arizona
  • Arkansas
  • Californie
  • Floride
  • Géorgie
  • Mississippi
  • Missouri
  • Nouveau-Mexique
  • Caroline du Nord
  • <4 5>Oklahoma

  • Caroline du Sud
  • Tennessee
  • Virginie

Aujourd’hui, le Texas reste à l’avant-garde de la lutte contre le charançon du coton, avec une éradication réussie qui couvre chaque année un territoire plus vaste. Parmi les revers essuyés par le programme, on peut citer la redistribution des charançons du coton dans les zones éradiquées par des vents de la force d’un ouragan.

Les jardiniers qui vivent dans des États où le coton est cultivé à des fins commerciales peuvent contribuer au programme d’éradication en résistant à la tentation de cultiver du coton dans leur jardin. Non seulement cela est illégal, mais les plants de coton cultivés à domicile ne font l’objet d’aucune surveillance quant à la présence du charançon du coton. La culture tout au long de l’année donne des plants de coton de très grande taille qui peuvent abriter d’importantes populations de charançons du coton.

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