Les microbes antidépresseurs présents dans le sol : comment la terre vous rend heureux

Il existe un lien positif entre les micro-organismes du sol et la santé humaine, qui a été étudié et s’est avéré vérifiable. Dans un monde confronté à des défis politiques, économiques, climatiques et culturels, le stress est un dilemme courant pour des milliers de personnes. Cela se reflète dans nos rues, nos institutions et, malheureusement, même dans nos foyers.

Nous pouvons méditer, faire du yoga ou suivre les recommandations de nos médecins, mais toutes ces méthodes ne sont pas toujours efficaces pour améliorer notre santé mentale.

Le mode de vie rural et agricole ayant perdu de son importance au cours des dernières décennies, les scientifiques se sont demandé si notre migration vers la vie urbaine pouvait être liée à la forte augmentation des maladies liées au stress. Le professeur de physiologie intégrative Christopher Lowry était l’un des scientifiques qui soupçonnaient que cette migration vers la vie urbaine pouvait jouer un rôle dans nos comportements.

Selon le Dr Lowry, « à mesure que les sociétés humaines ont migré vers les environnements urbains, nous avons perdu le contact avec une multitude d’espèces bactériennes qui jouent un rôle dans la régulation de notre système immunitaire, ce qui contribue à alimenter une épidémie de maladies inflammatoires ».

Les recherches révolutionnaires du Dr Lowry, ainsi que celles d’autres scientifiques qui se sont penchés sur la question, ont permis d’obtenir des informations fascinantes sur le sol et sur ce qu’il peut apporter aux êtres humains en termes de réduction du stress. En tant que jardiniers, nous savons qu’il est très agréable de travailler la terre, et il y a peut-être une raison logique à cela.

Les microbes dans le sol

Le sol contient un microbe appelé Mycobacterium vaccae, qui reproduit l’effet des antidépresseurs modernes sur les neurones du cerveau humain.

Ce microbe présent dans le sol provoque une augmentation du taux de cytokines, ce qui entraîne une production plus importante de sérotonine, un neurotransmetteur. La sérotonine est présente dans le cerveau, les nerfs, le sang et l’intestin des humains et de la plupart des animaux. La bactérie Mycobacterium vaccae a été testée par injection et par ingestion sur des rats, et les résultats ont montré une augmentation des capacités cognitives, une diminution du stress et une meilleure concentration sur les tâches à accomplir par rapport au groupe témoin.

Le sol a-t-il donc un impact sur la santé mentale ?

Le mycobacterium vaccae peut stimuler la production de sérotonine, ce qui nous rend plus détendus et plus heureux. Des études utilisant ce microbe ont été menées sur des patients atteints de cancer qui ont rapporté une meilleure qualité de vie et moins de stress. Le manque de sérotonine a été associé à l’anxiété ainsi qu’à d’autres troubles similaires. Le microbe présent dans le sol semble être un antidote naturel au stress et, heureusement, il n’a aucun effet néfaste sur la santé. Les microbes Mycobacterium peuvent également améliorer les fonctions cognitives et être utiles dans le traitement de diverses maladies.

Le jardinage comme moyen de lutter contre le stress

Les microbes bénéfiques présents dans le sol peuvent être facilement ingérés simplement en jouant dans la terre. Les jardiniers passionnés vous diront que leurs activités en plein air sont leur « havre de paix » et que le simple fait de jardiner réduit le stress et améliore l’humeur. Lorsque nous sommes dans le jardin, nous inhalons les bactéries et entrons également en contact direct avec elles. Elles peuvent également pénétrer dans notre circulation sanguine lorsque nous avons une coupure ou une autre voie d’infection.

Que les expériences scientifiques prouvent ou non que cette bactérie est la solution ultime pour réduire le stress chez les humains, cela vaut la peine de passer un peu de temps dans le jardin juste pour voir si cela nous aide à nous sentir mieux. La présence d’un microbe dans le sol qui apaise le stress n’est pas une surprise pour beaucoup d’entre nous qui avons déjà ressenti un regain d’énergie phénoménal lorsque nous jardinons activement. De nouvelles hypothèses suggèrent que la sérotonine elle-même n’est pas liée à la dépression, donc le débat reste ouvert à ce sujet. Nous vous recommandons vivement de tester ces théories sur le stress, car elles semblent fonctionner pour de nombreuses personnes. Bon jardinage à tous !

Ressources :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7813891/ « Ensemble, ces données soutiennent l’hypothèse selon laquelle l’immunisation avec M. vaccae stabilise le microbiome intestinal, induit un changement vers une réponse plus proactive à l’exposition au stress et favorise la résilience au stress. »

« Identification d’un système sérotoninergique mésolimbocortical immunoréactif : rôle potentiel dans la régulation du comportement émotionnel », par Christopher Lowry et al., publié en ligne le 28 mars 2007 dans Neuroscience.

Esprit et cerveau/Dépression et bonheur – Données brutes « La terre est-elle le nouveau Prozac ? » par Josie Glausiusz, Discover Magazine, numéro de juillet 2007. https://www.discovermagazine.com/mind/is-dirt-the-new-prozac

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