Problèmes courants liés aux plants de quinoa

Le quinoa est une céréale ancienne qui contient plus de nutriments essentiels que le blé ou d’autres céréales. Cependant, la culture de cette plante originaire d’Amérique du Sud peut s’avérer difficile. À l’occasion de la Journée nationale du quinoa, le 16 janvier, célébrons cet événement en examinant les problèmes courants liés à la culture du quinoa.

Conditions de culture du quinoa

L’un des principaux problèmes auxquels sont confrontés les cultivateurs commerciaux et les jardiniers amateurs est de répondre aux exigences climatiques du quinoa. Originaire des régions montagneuses, le quinoa a besoin de températures fraîches et de journées courtes pour atteindre son plein potentiel. Cela peut rendre difficile la culture et la récolte du quinoa dans de nombreuses régions agricoles.

Des recherches montrent que des températures supérieures à 35 °C (35 °C) provoquent la dormance des plants de quinoa ou la stérilité du pollen. En raison de cette sensibilité à la température, les experts suggèrent de faire des essais sur de petites parcelles avant de consacrer de plus grandes surfaces à cette culture.

L’avantage est que le quinoa peut être cultivé dans des conditions de sol variées. Il tolère un mauvais drainage, une faible fertilité du sol, la salinité et un large éventail de pH allant de 4,8 à 8,5. Le quinoa peut résister au gel et à des températures allant jusqu’à -2,2 °C.

En raison de leur croissance lente après leur apparition, les mauvaises herbes constituent un autre problème pour la culture. Des études indiquent qu’un pourcentage plus élevé de mauvaises herbes était visible dans les champs utilisant des méthodes de préparation sans labour par rapport aux champs labourés. L’arrachage manuel est recommandé pour les jardiniers amateurs, mais il est conseillé aux producteurs commerciaux de contacter leur bureau local de vulgarisation agricole pour obtenir les dernières informations sur l’utilisation d’herbicides pour le quinoa.

Ravageurs du quinoa

Le quinoa est apparenté aux épinards, aux bettes et aux betteraves. Par conséquent, bon nombre des ravageurs invertébrés qui infectent ces cultures réduisent également les rendements et la vitalité des plants de quinoa. Les chercheurs ont découvert un certain nombre d’insectes nuisibles dans les cultures expérimentales de quinoa, notamment plusieurs espèces d’altises, de pucerons et de vers gris.

À l’heure actuelle, aucun pesticide n’est autorisé pour le quinoa. Les jardiniers amateurs ont rapporté avoir obtenu de bons résultats avec des savons insecticides. Les insectes prédateurs peuvent constituer une mesure de lutte contre certains types de ravageurs du quinoa. Il est conseillé aux cultivateurs commerciaux et aux jardiniers amateurs de surveiller leurs cultures pour détecter la présence de ces ravageurs spécifiques :

La chenille légionnaire (Spodoptera exigua)

Dans les régions nordiques des États-Unis, deux à trois générations de larves de chenilles légionnaires apparaissent généralement pendant la saison de croissance. Ces chenilles peuvent détruire les semis en consommant les feuilles et les pétioles.

La chenille légionnaire Bertha (Mamestra configurata)

Le quinoa est une plante hôte secondaire de la chenille de la légionnaire Bertha. Les larves à un stade précoce sont vulnérables aux conditions météorologiques. Ces ravageurs peuvent être confondus avec les larves de la teigne des crucifères.

La teigne des chénopodiacées (Scrobipalpa atriplicella)

Produisant deux générations par an, les chenilles de la teigne des chénopodiacées se nourrissent du feuillage et des panicules. Si elle n’est pas contrôlée, cette ravageuse peut anéantir cette culture.

Punaise du quinoa (Melanotrichus coagulatus)

On sait peu de choses sur cette espèce envahissante. La punaise du quinoa a réduit les rendements dans les cultures testées.

Mouche foreur de tiges (Amauromayza karli)

Comme son nom l’indique, les larves de la mouche foreur de tiges creusent des galeries dans les tiges où elles se nourrissent. Elles peuvent réduire considérablement les rendements et causer la mort des plantes.

Puceron de la betterave sucrière (Pemphigus populivenae)

Ces insectes qui vivent dans les racines peuvent pénétrer dans le sol par les fissures causées par les conditions climatiques sèches. Les plantes infectées se fanent facilement et ont des feuilles pâles. La rotation des cultures et la destruction des mauvaises herbes hôtes sont recommandées pour lutter contre les pucerons de la betterave sucrière.

Punaise terne (Lygus lineolaris)

Plusieurs générations de ces punaises du quinoa sont produites chaque saison. La punaise terne se nourrit des organes reproducteurs du quinoa et réduit les rendements des récoltes.

Maladies du quinoa

Si les ravageurs sont très répandus dans les cultures de quinoa, les principales maladies qui affectent cette culture sont le mildiou et la tache foliaire :

Tache foliaire causée par Passalora (Passalora dubia)

Le quinoa affecté par ce champignon présente des lésions ovales foncées avec des bords brun rougeâtre sur les feuilles. Les spores de la tache foliaire causée par Passalora peuvent être propagées par le vent et hiverner sur les débris végétaux. Les mauvaises herbes, telles que le chénopode blanc, hébergent également ce champignon. Éviter l’irrigation par aspersion aide à contrôler cette maladie.

Mildiou (Peronospora variabilis)

Un temps frais et humide favorise la croissance et la propagation du mildiou. Cette infection fongique se reconnaît à l’aspect grisâtre et poudreux de la surface des feuilles. Des zones jaune-rose peuvent également apparaître sur la face supérieure du feuillage. Comme il s’agit de l’un des problèmes les plus fréquents rencontrés dans les champs d’essai, il est conseillé de planter des semences exemptes de mildiou.

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