Différentes adaptations des plantes pour la pollinisation

Tous les types de plantes qui développent des graines pour produire la prochaine génération ont besoin de pollinisation, c’est-à-dire du transfert du pollen des composants mâles vers les composants femelles. De multiples adaptations végétales pour la pollinisation ont évolué au cours de millions d’années pour permettre cela.

Comment les plantes attirent-elles les pollinisateurs ?

Le vent, l’eau et les animaux sont tous des vecteurs potentiels de pollinisation. Le vent et l’eau sont passifs, ils déplacent le pollen au hasard. Les animaux, en revanche, sont des pollinisateurs qui se déplacent d’une plante à l’autre, emportant le pollen avec eux.

Il s’agit d’une forme de pollinisation plus active et plus productive, mais elle nécessite que les plantes attirent les pollinisateurs. Elles attirent les chauves-souris, les abeilles, les papillons et d’autres animaux grâce à des fleurs voyantes et à certaines adaptations très spécifiques. 

Quelle partie d’une plante attire les pollinisateurs ?

Les conifères ont un mode de pollinisation très passif, qui repose sur le vent pour transporter le pollen. Les plantes à fleurs, en revanche, utilisent leurs fleurs. Les pétales, les sépales et le nectar utilisent leur couleur, leur forme, leur arôme et leur goût pour attirer les pollinisateurs. 

Les fleurs de certaines espèces visent à attirer un grand nombre de pollinisateurs différents, tandis que d’autres ont développé des attractifs spécifiques à un type ou à une espèce d’animal. Ces animaux ont évolué parallèlement aux plantes pour s’emboîter comme les pièces d’un puzzle.

Que sont les syndromes pollinisateurs ?

Le syndrome pollinisateur est le terme utilisé pour désigner une caractéristique d’une fleur qui attire un pollinisateur. Par exemple, les abeilles sont attirées par les couleurs blanches, jaunes, bleues ou ultraviolettes des fleurs. Il s’agit là du syndrome pollinisateur des abeilles.

Un autre exemple est l’arôme pour les chauves-souris. Les fleurs qui dégagent une odeur forte et moisie après la tombée de la nuit attirent les chauves-souris pour la pollinisation. Les fleurs en forme de tube attirent les papillons et les colibris grâce à leur longue langue qui leur permet d’atteindre le nectar.

Adaptations inhabituelles pour la pollinisation

Aucune de ces adaptations n’est réellement inhabituelle. Elles sont simplement le résultat de la coévolution des espèces. Ces adaptations semblent inhabituelles pour la plupart d’entre nous qui considérons les abeilles et les fleurs aux couleurs vives et à l’odeur agréable comme le couple idéal pour la pollinisation. Voici quelques syndromes pollinisateurs qui utilisent d’autres stratégies :

  • De nombreuses mouches sont des pollinisatrices. Elles sont attirées par les fleurs qui imitent la viande en décomposition. Elles peuvent avoir une coloration brune ou tachetée et une odeur putride. Parmi les exemples, on peut citer le chou puant et le Jack-in-the-pulpit.
  • Les moucherons sont de petites mouches qui pollinisent les cacaoyers tropicaux. Les fleurs de ces arbres sont basses et pointent vers le sol, ce qui permet aux moucherons de les atteindre. Elles ont également un arôme de champignon, car les moucherons sont attirés par les champignons.
  • Les papillons de nuit sont des insectes nocturnes, et certaines plantes ont développé des fleurs qui s’épanouissent la nuit et dégagent un parfum sucré pour les attirer. La fleur de lune brille même la nuit grâce à la lumière réfléchie de la lune, afin d’aider les papillons de nuit à la trouver.
  • Certaines espèces d’orchidées utilisent des formes de fleurs inhabituelles pour attirer les guêpes pollinisatrices. Leurs formes imitent celles des guêpes femelles. Elles dégagent même un arôme similaire aux phéromones des guêpes femelles.

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