Lutte contre la brûlure bactérienne du riz : traitement du riz atteint par la brûlure bactérienne

La brûlure bactérienne du riz est une maladie grave qui touche le riz cultivé et qui, à son apogée, peut causer des pertes pouvant atteindre 75 %. Afin de lutter efficacement contre la brûlure bactérienne du riz, il est important de comprendre ce dont il s’agit, notamment ses symptômes et les conditions qui favorisent son développement.

Qu’est-ce que la brûlure bactérienne du riz ?

La brûlure bactérienne du riz est une maladie bactérienne destructrice qui a été observée pour la première fois en 1884-1885 au Japon. Elle est causée par la bactérie Xanthomonas oryzae pv. oryzae. Elle est présente dans les régions rizicoles d’Asie, d’Afrique, d’Australie, d’Amérique latine et des Caraïbes, et très rarement aux États-Unis (Texas).

Symptômes du riz atteint de la brûlure bactérienne des feuilles

Les premiers signes du riz atteint de la brûlure bactérienne des feuilles sont des lésions imbibées d’eau sur les bords et vers l’extrémité des limbes foliaires. Ces lésions s’agrandissent et libèrent une sève laiteuse qui sèche et prend une couleur jaunâtre. Elles sont suivies par des lésions caractéristiques, de couleur blanc grisâtre, sur les feuilles. Cette dernière étape de l’infection précède le dessèchement et la mort du feuillage.

Chez les semis, les feuilles infectées deviennent gris-vert et s’enroulent. À mesure que la maladie progresse, les feuilles jaunissent et se fanent. En l’espace de 2 à 3 semaines, les semis infectés se dessèchent et meurent. Les plantes adultes peuvent survivre, mais avec des rendements et une qualité réduits.

Lutte contre la brûlure bactérienne du riz

La bactérie se développe dans les environnements chauds et humides et est favorisée par des précipitations abondantes combinées au vent, où elle pénètre dans la feuille par les tissus endommagés. Elle se propage ensuite à travers les eaux qui inondent les rizières jusqu’aux racines et aux feuilles des plantes voisines. Les cultures fortement fertilisées à l’azote sont les plus sensibles.

La méthode de lutte la moins coûteuse et la plus efficace consiste à planter des variétés résistantes. Sinon, il convient de limiter et d’équilibrer la quantité d’engrais azoté, d’assurer un bon drainage des champs, de pratiquer une bonne hygiène en éliminant les mauvaises herbes et en labourant les chaumes et autres débris de riz, et de laisser les champs sécher entre les plantations.

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